Libération … interdit aux mineurs!

Oh shiiiit, non pas maintenant!!!
Onze heures quarante-cinq, l’heure de la pause déjeuner, l’heure de pointe des travailleurs et des passants au centre commercial, affamés, l’heure où il est totalement inimaginable de se retrouver seule ne serait ce que cinq petites minutes, d’avoir le temps de s’éclipser ni vue ni connue dans un coin inaccessible, sauf par moi-même, de fuir la réalité pour mieux revenir, de se libérer d’une tension inépuisable, onze heures quarante-cinq putain, j’ai faim et la salle se remplit, accueillir la foule, prendre les commandes, servir, facturer, en évitant les oscillations suggestives.
Quelle horreur, je vibre depuis déjà quelques longues minutes et je parfume l’ambiance d’un rut endiablé. Je parcours les allées en piétinant rapidement et maladroitement le carrelage frigorifié, de table en table le sourire se crispe de plus en plus, se retrouvant dans l’incapacité d’être naturel, de plus, je sursaute mécaniquement par des petites décharges majeures et des tremblements m’envahissent. Parfois le client s’offusque puisque cela est gênant dans mes mouvements, parfois il se moque, me pensant surement stone ou déséquilibrée psychologiquement et rarement il compatit en me demandant si tout va bien et si je ne dois pas prendre une pause. Oui j’en aurais bien besoin mais, ma collègue est absente donc, seule je suis, pour gérer ce foutu merdier dans lequel je me suis mise toute seule. En temps « normal », tout se serait bien passé.
Mon front commence à goutter, le seul avantage entre midi c’est que ces messieurs en forte majorité, sont souvent surbookés, ils mangent en travaillant ou en quatrième vitesse, sinon ils ne viendraient pas chez nous, vue la qualité nutritionnelle de nos plats.
Je vais finir par devenir complètement crazy, l’éruption volcanique est proche, encore trois tables, respire, respire. Un bras se tend, je m’immole de frémissement jusqu’à lui puis contrôle comme je peux mon corps. Putain de bordel de merde, oups, appeler les pompiers, le fleuve va sortir de son lit, mon cœur va chanter la marseillaise, mes yeux vont se noyer, cet homme est plus «  »qu’orgasmique » ». Il tourne son regard vers moi et dialogue avec l’avidité auditive qu’il m’afflige, tout est devenu flou autour de moi, quel mâle ! Heureusement qu’il pointe un endroit sur la carte pour que je puisse deviner son désir. Un dessert chocolaté pour monsieur, je lui apporte en serrant bien les jambes, pliées, dépliées, tenir debout devient complexe. Le pauvre, il va penser qu’une envie urgente me perturbe. Pas très professionnel tout cela.
En retournant à la cuisine, soulagement, il est le dernier client et vient de me régler la note, je peux enfiiiin déposer mon tablier et prendre ma pause bien mérité pour le coup. Le chef ne me dit pas non vu mon « état », il m’accorde même quinze minutes supplémentaire au quinze premières. Quelle gentillesse, elles me seront utiles.
Je me dépêche, retraverse cette salle de torture, pose un dernier regard sur cet étalon qui lèche sa cuillère, hummm, et j’emprunte discrètement la porte du fond que personne ne franchit jamais puisqu’elle n’est pas censée être ouverte et qu’elle nous dirige vers une vielle pièce qui devait faire office de salle de repos ou salle de travail d’un vieux patron casanier, voir même pervers, puisqu’ici tout est bien isolé, allez savoir. Je sors un drap propre d’un sachet apporté il y a deux ou trois jours et m’allonge confortablement, mon cœur va exploser mes côtes, je ne suis jamais restée aussi longtemps dans une telle situation, je crains que cela ne soit trop rapide, la frustration serait grande. Je commence à relever ma jupe pour baisser mes collants quand j’entraperçois un gros rayon de luminosité.
Qui, que, quoi, comment?
Personne ne sait que cette porte s’ouvre !
Oh my God, Lui !!!!
– Monsieur, les toilettes sont de l’autre côté, ici c’est réservé aux personnels !
Il approche sans sourciller, sans piper mots, d’un pas assuré. Tout en salivant par excès, je réitère ma phrase mais, rien n’y fait, face à moi, il me fixe et attrape mes épaules.
– Je sais tout !
Démasquée?
– Pardon ?
Monsieur me jette en arrière sur le canapé, fait rapidement marche arrière, pousse le fauteuil contre la porte, revient vers moi tel un animal, crinière au vent, regard océan, barbe folle. Il arrache mes bas d’un seul coup, soulève ma jupe, déboutonne ma chemise et sort de mon intimité ce petit œuf vibrant que j’avais placé là avant de venir travailler. En effet, il a tout compris !
– Coquine !
Oulalalala, il fait terriblement chaud, impossible de résister, je n’y arrivais déjà plus mais là ! La tentation est trop forte, mon sexe est trempé, je craque volontairement. J’arrache sa ceinture, déboutonne son pantalon, lui abaisse sur ses chevilles, le jette à son tour sur le drap, me pose sur lui en sens inverse et lui met sur la bouche gourmande ma chatte brûlante d’excitation. Fini le bla bla, ici c’est privé, alors pas de levier de vitesse place au sexe!
J’empoigne de mes lèvres glosées sa queue tendue vers le ciel, même si il fait très sombre, je peux distinguer son ampleur, elle comble entièrement mes joues et ma langue peine à l’enlacer, je serre l’extrémité de son tronc, la pompe goulument en laissant ma salive l’enivrer et aspire son gland à chaque descente. Il utilise ma cadence buccale pour enfouir sa langue à travers mon jardin d’Eden entièrement tondu, il lape bruyamment le nectar qui en découle et de son pouce, fait pression sur le point qui sépare mes lippes et mon anus.
A force de déchaînement son doigt fini par le pénétrer et un gémissement s’extirpe tant bien que mal du fond de ma gorge encombrée ce qui lui provoque une pulsion extrême. Sans prévenir, monsieur se glisse en arrière, se désarçonne de ma bouche puis attrape violemment mes hanches pour enfouir son gland à la place de son doigt.
Le salop, il attaque directement le point fulgurant que toutes femmes n’osent s’avouer, si elles essayaient au moins!
Son bassin se déchaîne par variation sismique, ses mains tirent le haut de mon dos jusqu’à mes reins, sûrement pour mieux ressentir la prise d’otage de ma croupe mais, moi aussi, je veux dominer, je ne suis pas là pour me faire simplement fourrer. Je m’extirpe de son emprise, me repositionne sur lui en enfonçant mes ongles fraîchement manucurés dans sa musculature, les yeux dans les yeux, accroupie, je délecte mon vagin de sa verge, après quelques enjambées je me retourne, me penche en avant pour que celle-ci se courbe dans ma profondeur tout en continuant mes vas et viens verticaux. J’ai le droit à de magnifiques fessées qui motivent mes pulsations.
Monsieur reprend le contrôle, me fou sur le dos, mort mes tétons durcis, mon ventre puis mon sexe dégoulinant.
Avec son index, son majeur, son annulaire, il explore mon antre puis d’un tsunami manuel fait des allers retours vertigineux, j’ai l’impression que ses doigts vont ressortir par mon nombril, je tente d’y poser ma main, il l’arrache et pause la sienne qui est libre, pour appuyer dessus. C’est trop intense, je suffoque, je l’insulte, je le supplie, jusqu’à ce qu’une vague énorme inonde le canapé, ce qui a eu l’effet d’une bombe sur son érection. Sa queue a l’air d’avoir doublée de volume, gloups! Elle qui était déjà bien bâtie!
Il me soulève, me pose sur le bord du bureau, glisse mon entre jambe vers le vide et n’épargne aucun recoin de mon intérieur tout en s’agrippant à mes seins.
Quelle ivresse !
Il me pulvérise jusqu’à bondir hors de moi et cracher sa jouissance sur ma poitrine rougie en s’égosillant d’un rugissement de satisfaction indomptable.
Monsieur relève son pantalon, rabaisse ma jupe, essuie mon corps avec la partie encore sèche du drap, m’embrasse pour la première fois, comme pour me remercier et sans dire un mot encore une fois, fait marche arrière pour reprendre le cour de sa vie.
Je suis à la fois exténuée, choquée (positivement), heureuse, libérée, par cet instant inattendu et magistral. Moi qui pensais jouer en solitaire, je me suis faite prendre en quinze minutes chrono.
Waouhhh !
Un bien fou mémorable. Il me reste même du temps pour me ressaisir, me revêtir, me rafraîchir et retourner comme si de rien était au boulot pour faire le ménage avant le rush de ce soir. Avec une forme détonante.
Quelle journée!
Je ne l’avais jamais vu, ne le reverrai peut-être jamais mais, peut importe, je m’en souviendrais!
Aller, hop, c’est reparti mon kiki en scelle et délivrée.
– Ca va mieux?
– Oui, chef, oui, une petite chute de tension rien de grave, je suis refaite. Merci.
Jazzy Jazz 20/09/16 copyright
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