Mystère partie 2

Sur la troisième page blanche est signifié : Tous les noms des lieux, d’emplois et des personnages ont étaient modifiés.
Une histoire vrai ???
Chapitre 1:
Je la vois, de bon matin, comme chaque matin, gracieuse comme l’air, sortir de son immeuble pour partir conquérir le monde, son monde, elle qui ne ressemble à personne d’autre. Je l’observe depuis des mois, jamais je n’ai vu quelqu’un qui lui ressemble. Rien de tel que la simplicité pour être Belle. Tout est fin chez elle, ses traits, ses courbes, ses cheveux, son grain de peau, son langage, son esprit, une petite fleur des champs en talon aiguille. Elle perturbe mes jours depuis ce fameux matin où l’on c’est bousculé à la boulangerie d’à coté, même si elle ne m’a pas prêté attention, l’effluve de son parfum épousant le paysage de son sourire m’a fait fondre sur place. Depuis cet instant je n’ai d’yeux que pour Elle …
(Le début semble bien, cela reflète la love story qu’il m’a dit, j’espère qu’aucun drame psychopathe ne surviendra. Je poursuis les parallèles de mots tout en retenant mon souffle, quelques pages déjà qui commence à m’absorber.)
… Il fait chaud et c’est férié, mes amis veulent qu’ont aillent boire un verre en terrasse dans notre petit café préféré situé en plein centre-ville, là où les plus belles femmes passent très souvent, vu le nombre de boutiques branchées qu’il y a dans le coin, alors je me prépare pour, même si l’idée ne me plait pas beaucoup, eux ont du style, une « gueule », un charisme, moi j’ai 20 kilos en trop, timide, et très peu d’expérience à mon actif. Mais bon il faut sortir pour ne pas s’enfermer dans ses propres complexes. Arrivé sur place seul Théo et Marc-Antoine sont présents Claude et Mike eux n’ont pu se libérer. Tant mieux ils sont très taquins et fort dragueurs je suis encore plus mal à l’aise face à eux qui me charrient gentiment à chaque sortie « pêche » comme ils disent. On est là à parler de tout et de rien quand Elle arrive Ma jolie inconnue. Elle se pose deux tables devant nous, je me met à rougir et transpirer, Théo le remarque immédiatement.
– Que t’arrive-t’il? T’a vu un fantôme ou quoi?
– Non, non j’ai rien pas de soucis.
– Je vois bien que ce n’est pas le cas tu es tout rouge.
– Si je te le dis vous allez encore vous en mêler et ça va mal finir comme à chaque fois.
– Mais non j’te jure que non.
– Ça va, laisse tomber. Rien de mal.
Je fais mon maximum pour me ressaisir et descendre de quelques crans sur la colorimétrie de mon visage. Je détourne l’attention en évoquant un souvenir de notre groupe. Notre rencontre avec une vraie « plaie », cela c’était fini au commissariat, cette folle avait porté plainte contre nous car, ont lui refusé une nuit commune. La police était hilare. Cette déviation fonctionne on reparle de se souvenir fort en émotion humoristique et il me laisse tranquille.
Malheureusement Elle se lève et passe à nos côtés pour rejoindre le bar et là, catastrophe Marco alias Marc-Antoine flash sur elle, il la dévore du regard et lance tout joyeux,  » hum cela donne faim!  » C’est comme s’il m’avait donné un violent coup de poing à l’estomac, Elle est « mienne », je l’ai vue le premier, elle mérite mieux que d’être dégusté telle une friandise. J’ai la gorge serrée, je tente de lui dire qu’elle n’est pas son style, surement trop sage pour lui, je cherche discrètement des points négatifs mais, je n’avais même pas fini qu’il était déjà debout pour la « capturer ».
Nous montrant du doigt, il doit certainement lui dire qu’il est avec nous mais qu’il peut partir de suite pour aller discuter seul à seul, elle semble réceptive, elle rigole, puis ils reviennent tous deux à notre table. Les présentations sont faites à sens unique, Marco dévoile nos identités mais, pas celle de mademoiselle, puis s’excuse de devoir nous quitter si précipitamment suivis d’un clin d’œil machiste nous signifiant: ne vous inquiétez pas je vous ferez le topo plus tard. L’écœurement m’envahit je n’ose rien faire, rien dire la timidité et le manque de confiance en moi me bouffe, me paralyse. Je n’ai d’autre choix que de les laisser partir. Théo fini son verre, je laisse le mien tel quel et on s’en va chacun de notre côté. Je n’ai qu’une seule chose en tête à ce moment, j’espère qu’elle ne se fera pas avoir. Trainant des pieds, retour à la maison. Quelques heures après Marco nous envois un message avec un petit dessin illustrant son mécontentement et un mot : gamine! J’en suis heureux, mon cœur revit, elle n’est vraiment pas comme les autres …
(Je ne m’attendais pas à cela en voyant ce livre, sa noirceur cacherait-elle un suicide amoureux ? Je commence à m’investir plus que je ne l’aurais pensée dans cette histoire. Mais une pause s’impose, bientôt midi et mon ventre gargouille. Une petite salade rapide et garnie me fera du bien. Une bouteille d’eau citronnée et une petite douche quand même, un trio gagnant. Elyse ma écrit ce matin pour savoir si j’avais réussi à fermer les yeux cette nuit, il me faut lui répondre sinon elle va paniquer. Ensuite je retourne au chaud continuer ce roman mystère.)
… La fin de l’été arrive à grands pas un soulagement pour moi, je suis rentré hier, la chaleur m’a épuisé, j’ai encore pris quelques kilos lors de mon séjour à Venise, j’en ai marre. Il n’y a absolument rien qui va en ce moment. Même mon entreprise végète un peu pour la saison mais bon on positive quand même, demain sera un jour meilleur. Il me faut faire des courses le frigo est vide, je me motive et vais au supermarché. Vite fait bien fait. Le caddie se remplit, chips, soda, plats préparés, gâteaux, assiettes en plastique etc. Tout l’arsenal du célibataire fainéant quand un mot m’interpelle.
– Salllut. C’est Elle, c’est bien Elle. Je ne m’y attendais pas. La panique m’envahit plus vite que les sons sortant de ma bouche.
-Salut, dis-je timidement. Elle m’a reconnu, Elle se souvient de moi. Je rougis, transpire, bégaye.
– Tu vas bien?
-Heu, oui oui la forme et toi? Elle lance un regard ébouriffé sur ma « cargaison » puis sur la sienne avant acquiescer d’un parfaitement. Son visage c’est décomposé, son visage en dit long sur ses pensées, j’imagine déjà, Elle qui n’a que des aliments sains, son jugement visuel est glacial.
– Passe une bonne journée. Me lance-t-Elle.
Je lui souris bêtement et gêné puis fait demi-tour, comment j’ai pu ne serait-ce qu’une minute imaginer qu’une femme comme elle aurait pu s’intéresser à moi. Tout nous oppose, je l’ai dégoûté en un instant, Elle m’a découvert sans avoir à parler, Elle a fuit aussitôt. M’engouffrant dans un coin du magasin, je tente de me calmer, le stress de l’instant, la honte imprévue, la scène que je redoutais est arrivée! Le gros de service est démasqué et laissé à l’abandon dans sa mouise alimentaire. Je délaisse le tout et cours me cacher chez moi. Une fois alité sur mon king size la déprime me submerge, je suis fou d’une femme que je ne pourrais jamais avoir, elle est tout mon contraire et Elle n’acceptera jamais de s’amouracher d’un homme comme moi, enfin d’un être comme moi. Je rêve souvent de nous deux mais, même dans mes pensées je ne peux aller plus loin. Péteux que je suis.
Faut vraiment que je fasse quelque chose.
Trop c’est trop.
Je dois réagir pour de bon…
(Olala le pauvre j’ai mal au cœur pour cet homme, j’espère qu’il va réussir à lui parler et trouver confiance en lui.)
… Je suis trempé, deux heures de sport, quel bonheur. Après ces huit mois intenses je ne peux plus m’en passer, il était temps. Je suis enfin devenu « sain ». Ma libido en est toute retournée grâce à la confiance que ma transformation a engendrée. Je fantasme enfin comme un vrai «  »mâle » » et non comme le gros en mal d’amour. Ma vision des choses n’est plus la même. En ce qui concerne madame je la désire chaque jour que Dieu fait, je pense à ses cheveux qui s’agrippent dans le vent, à ses talons qui caressent le bitume, à sa moue face aux pigeons qui dansent sur la place publique, à ces mains qui flirtent avec sa pochette rouge fétiche, elle m’obsède et me fait transpirer. Ah si seulement elle savait ce que je me tue à faire pour qu’enfin je me sente digne d’elle! Ça fait sept mois que je l’évite, que je me focalise complètement sur ma personne, finie les sorties, les soirées etc. Même professionnellement j’ai pris de l’assurance et du galon. Grâce à cet amour caché je suis grandit. Sans elle je ne suis pas sûr d’avoir eu les tripes de faire tout cela. Je me sens enfin prêt à me lancer! Le loup va sortir de sa forêt. J’ai observé les couples, les gens qui draguent, les anciens, j’ai lu pleins de magazines féminins pour comprendre la femme, je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un savoir faire correct et sincère car, avec elle ce n’est pas un jeu. L’avenir proche me dira si j’ai mes chances et si j’ai bien saisi les choses. La journée se termine il me faut mes huit heures de sommeil…
(Ah génial il s’est pris en charge pour sa santé c’est bien. Après pour plaire à une femme je suis moins partisane, je suis pour le tu m’aimes pour ce que je suis sinon tu ne me mérites pas. En même temps cette demoiselle ne sait pas qu’il est amoureux, s’il avait tenté de lui parler peut-être qu’elle aurait eu un coup de cœur. Il souffre du jugement des autres mais c’est un peu ce qu’il fait également en pensant qu’une jolie femme ne peut pas s’intéresser à quelqu’un de moins « beau ». Cette histoire je l’ai jugée aussi trop vite. C’est une petite leçon de morale pour tous. J’ai hâte de savoir la suite il est tard je vais me doucher me bouger un peu et j’y reviendrais.)
… Dix heures du matin, la douche ne me réveille en rien, une double dose de caféine fera plus d’effet, je l’espère, hier soir, j’ai légèrement abusé sur mon timing, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas couché si tard et un seul verre a réussi à me mettre KO, je ne suis véritablement plus le « même », seul mon esprit et mon cœur sont toujours à l’identique. Encore une leçon de la vie qui fait du bien, elles nous permettent de ne jamais stagner et d’être chaque fois, la meilleure version de soi même si notre esprit est assez ouvert pour accepter ses propres vérités.
J’ai rendez-vous à la marina dans une heure, un superbe projet doit naître j’espère gagner le contrat. Ce sera un bon point pour moi dans l’entreprise. Je suis sur une bonne pente je compte bien y rester. J’avale un bon p’tit déjeuner et c’est parti, sut la route je finalise mon scénario mentalement afin de ne rien oublier. J’arriverai même un peu en avance. Accoudé à la voiture finissant mes dernières antis-sèches j’entends des pas venir vers moi, des talons plus précisément et d’un seul coup mon cœur s’emballe, non! Ce n’est pas possible! Je reconnais ces cliquetis cette démarche, cette fluidité de mouvements, c’est Elle ??? Je n’ose même pas me retourner, je ne peux plus bouger, elle se rapproche ressaisi toi, tu vas tout foirer !!! Une bonne inspiration, une reprise de conscience et je me met en position, Elle m’interpelle d’un bonjour tropicale, je sens son sourire sans même la regarder puis face à moi elle me tend la main et se présente:
-Mackenzie Mulligan chef de projet de la société Bat’éco. Enchanté.
-Joshua Bard, enchanté également.
Voilà les présentations sont faites, enfin j’ai un nom à poser sur son identité, Mac, j’adore les prénoms masculinisés chez une femme elles sont bien souvent dotés d’un sens aiguisé et sont plus travailleuses avec en prime ce côté femme enfant que j’affectionne particulièrement. Elle le porte divinement bien. Je craque encore plus. On se dirige vers un petit cabanon dans lequel se trouve un bureau où quelques dossiers et quelques feuilles se chamailles l’espace restreint, trois chaises vétustes et un ventilateur comble l’espace. Mon esprit se fait un film en une fraction de seconde et souille le lieu propice aux rapprochements mais, je reste concentré, ce n’est ni l’endroit, ni l’heure pour ce genre de chose. La discussion s’engage durant deux bonnes heures et le verdict tombe, on signe le contrat! Je lui serre la main, la remercie et repart vers mon véhicule, comment ? Je ne sais pas mais mon corps tout entier semble flotter sur un nuage. Je suis heureux pour mon travail et de savoir que je vais la revoir plus tôt et plus souvent que prévus. Direction le bureau pour annoncer la bonne nouvelle puis une bonne séance de sport afin de relâcher la pression …
… Le travail fût long et périlleux mais l’aboutissement donne satisfaction le projet est enfin finalisé, et j’ai rendez-vous avec Mackenzie à vingt heures pour rejoindre tous le monde devant ce merveilleux bâtiment, j’apporte comme tout bon gentleman des fleurs et une bouteille de champagne. Sur mon trente et un j’espère avoir en fin de cérémonie un nouveau tête à tête avec elle afin de pouvoir lui faire part de mes ambitions personnelles et de pouvoir enfin commencer à la séduire vu que notre collaboration prendra fin en cet instant, il n’y aura plus le reflet professionnel entre nous. Une véritable libération, ce n’était pas chose aisée que de devoir la voir si souvent sans avoir le droit de prétendre à autre chose qu’à un rendez-vous pro.
Ce soir sera le jour J, ce que j’attendais depuis quelques temps maintenant. Je suis impatient et positif, le courant passe bien entre nous, elle rigole souvent à mes petites blagues et on à quelques goûts en commun.
Jazzy Jazz copyright
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