« Nadja »

Au centre du cercle d’or,
Dans le psyché des songes endormis,
Aux caresses des paysages,
Respiration innocente,
La grenade extrait son jus,
Saillant les papilles opposables.

Sa robe pimente
Le pain quotidien,
Offrande de navire
Et champs de blé.
La pureté du lin,
Centre Cléopâtre,
Bien plus soigneusement,
Que chair et d’os.

Ombrage subtile,
Aux ajours des oeillets,
Vitrées ouvertes,
Chaleur interne,
Palpite le roi,
Au dessus du chant de soie.

Il n’y a de grâce,
Mettant le chaos,
Avec autant de finesse,
Que son grain,
Qui se déverse,
Sur les éloges des roseaux,
Voulant casser sur divin ruisseau.

Avez vous déjà vu l’aurore,
Boire son lait d’ânesse,
Au creux du papyrus ,
Qui courbe son échine,
Devant ces lèvres nacrées?

Les murs en sont vierges,
D’histoires charnelles,
Sans graffitis distinct,
Ni brisures ni cauchemars,
Les murs se rappellent,
Seulement son vin,
Qu’ elle laissa aux germes,
En guise de festin.

Jazzyjazz copyright

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Une réflexion sur “« Nadja »

  1. rechab dit :

    Supposons donc, la psyché
    Des rêves endormis…
    Des caresses pas sages,
    Quand les songes se croient tout permis…
    Et jusqu’où va l’écriture,
    Quand elle s’en fait récit ?
    Renvoyant, psyché oblige
    L’image de Cléopâtre,
    Qui ne peut rester longtemps,
    Comme statue d’albâtre…
    Enfin une figure muette,
    Attendant que les siècles passent.
    Devant ses lèvres nacrées..
    Comment rester aussi figé qu’un mur,
    Définissant le contour de la chambre,
    Même sans parler de graffiti… ?
    Alors je suppose qu’il n’est pas besoin de vin,
    Pour être ivre,
    Et que la chaleur interne,
    Palpite aussi fort qu’un meilleur cru,
    Millésimé sous la plus haute pyramide…

    … mais je préfère le tiède et le vivant…
    tu dis bien le  « divin ruisseau »
    ( enfin le rêve d’un soir )
    Partagé aux rouges oeillets,
    Je le vis d’abord,
    Je les prends, je les hume,
    Sans convoquer les cauchemars,
    Les histoires pêle-mêle,
    De celles qu’on dit charnelles,
    Ensuite peut-être, j’en ferai
    Des fleurs d’écriture,
    Recueillies dans des draps de lin,
    Comme ceux des papyrus,
    Assouplis au lait d’ânesse.

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