Pour toi, j’ai envie…

Pour toi j’ai envie,
envie de ne plus faire silence,
de traverser le mur de la spirale endormie
aux coins bitumés de mon overdose à quatre engelures ;
de coudre le vent frôlant mes pensées monochromes,
sans porte à claquer.
J’ai envie de boire la sève du destin
qui coule sur les caillasses souffrantes
de mes aiguilles ankylosées
par les nombreuses inspirations retenues prisonnières depuis des calendriers ;
besoin d’imaginer,
que mon ouïe sanguinaire bouillonne a température adéquate
avant l’irruption qui figerais l’oubli
dans la non espérance de l’ultra-violet ;
envie de remplir mon œsophage
d’une longue et délicate orgie de synonymes
attestant durablement tout le sans pareil
qui pousse au creux de mes mains dénudées
des empreintes forgées au charbon des ruelles de ma biographie.
En toi j’ai le présage inattendu,
avec toi j’ai l’explication des sous-entendus,
sous-entendus du voyeurisme insolent
qui subtilise l’hippodrome des ressentis contextuels de l’âge en rosée,
sous-entendus des émancipés glorifiant le tempo des solistes en Si démineurs des e(x)tranges futuristes.
Ma vision n’as plus besoin d’une paire de moufles lui évitant l’orgelet à chaque X croisés sans son Y,
qui lui dort sur sa paillasse après avoir pris un somnifère linguistique,
non avec toi je lis mes veines comme je ne l’avais fait,
je prends le sens cacher en pleine figure
sans pour autant en porter la trace blêmie  sur mes arbres bourgeonnant d’O pur.
Pour toi j’ai envie,
envie de ne plus faire sculpture,
envie d’être roche
sur laquelle l’histoire du temps écrit ses années en la polissant savoureusement,
envie d’être le sel de tes lippes assoiffées,
envie de filmer à l’encre saturée les aubes et les couchés.
Avec toi je fini à l’aquarelle le cubisme de mon portrait
pour débuter un impressionnisme animé.
Pour toi j’ai envie,
envie de ne plus faire silence,
de traverser le mur de la spirale endormie
aux coins bitumés de mon overdose à quatre engelures,
de coudre le vent frôlant mes pensées monochromes,
pour toi j’ai envie avec la clef retrouvée,
d’ouvrir la seconde porte qui c’est dévoilée,
la porte du mot aimer.
Pour toi.
J’ai envie.

Jazzy Jazz copyright

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