Il pleut

Il pleut,
il pleut et ne cesse de pleuvoir
sur mon être qui se mouille et se rouille
sous la toux grippale des gouttelettes aux pieds
sans cuir luxueux.

Il pleut,
mais quelle idée ais-je eu encore de me poser là,
sans véranda ni toile de tôle,
protectrice du désarroi du ciel
grommelant ma face
sans pile ni même de profil.

Il pleut,
les flaques naissent au milieux de nul part
qui pourtant ont toutes un point précis
sur les cartes géographiques des rues qui s’épousent
sans même se faire la cour ni former un pont
avant satisfaction du projet clapoter sur la parallèle
nord,
sud,
ciel,
terre,
flaques,
chaussures,
pieds,
larmes,
nez,
mouchoirs,
salive,
main et une autre main,
nez,
bouche,
yeux,
larmes,
mouchoirs.

Il pleut,
entre les fissures de la pluie précédente
et la sécheresse du temps des jours heureux
qui côtoyaient le soleil,
malgré le manque de verdure
et de vis-à-vis sympathique
à l’œilleton ciselé au cutter
sur la droite de mon horizon
se fanant sur ma perspective géométrique.

Il pleut,
il pleut l’histoire du jour
qui s’écrira que si le sourire s’offre
sur des lignes oratoires,
sans gémissement du présent bétonné moralisateur
des brebis égarées,
est oui il pleut,
derrière les vitrées closes
se grave sur mes iris
les lippes pècheresses d’immoler la nature
par la soulante salivation mécontente
de la coloration épineuse
de chaque saisons passées
dans l’univers sommaire
que tout à chacun possède.

Il pleut,
mince,
c’est bien le cas,
il pleut,
que vais-je me dire à mon tour
chanceux d’avoir cela
à pouvoir encore faire comme tout bon civil le ferais
malgré l’insistance pneumologique
à m’essouffler le palpitant
sur la bourse du contribuable.

Il pleut,
il pleut depuis quelques minutes,
et la case départ de l’aube,
s’engouffre lentement mais surement,
sous le Titanic des pas éclaboussant,
les quelques rares parties sèches de mon rêche anonymat.

Il pleut,
il pleut sur la ville qui m’héberge sur son lit,
lit ferré d’une armure glaciale d’automne,
qui me cloque à petite dent,
à travers les hublots déchirés,
de mes membres se fondant dans le paysage.

Il pleut,
il pleut encore,
pour combien de temps je ne sais,
mes horaires biologiques n’ont plus de trotteuse,
le calendrier est en vacance,
surement là où il ne pleut jamais,
là où je n’aurais besoin de mon éponge,
qui me sert de parapluie,
que je dois changer à chaque mouvement climatique,
dans laquelle
mes pieds,
mes mollets,
mes cuisses,
mon ventre,
mon torse,
mes bras,
mon cou,
ma tête,
forment un œuf surprise,
ayant dépassé la date de péremption.

Il pleut,
il pleut de moins en moins,
le vent lui n’as pris la peine de se lever,
à mon plus grand bonheur,
le séchage sera plus rapide,
derrière des arbres invisibles,
lorsque le soleil ressurgira.

Il pleut,
je me risque au dépliage corporel,
qui confirme mes pensées,
avant la nuit tombée,
je devrais trouver une autre éponge,
pour la vie nocturne,
afin de me protéger,
d’autres nuisibles en tout genre.

Il ne pleut plus,
mon carton est déchiré,
je me suis plaint,
en interne éradiqué,
car se plaindre dans la rue,
c’est comme s’enjouer dans une grotte,
l’écho vous reviens,
et vous frappe plus violemment.

La pluie est tombé,
je suis tout mouillé,
les gens sont passé,
et sont repassé,
sans même soupçonner,
que sous ce carton,
posé devant leurs escaliers,
se protégeais,
leur chers voisin,
qui un jour,
de tout,
fût dépouillé.

Jazzy Jazz copyright

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