Lettre à « Lui »

J’effleure mes touches, douce géométries tactiles, modernité qui nuit à l’encre fine, mais n’ai crainte je l’épouse encore lorsqu’il faut lui faire tendresse pour dévoiler les secrets les plus chers à mon être.

A cet instant il ne vas tarder à sonner les douze coups de minuit et l’envie de te faire causeuse m’enivre tout comme l’affliction de ne pouvoir le faire oralement. L’océan fait barrage à nos corps mais pourtant mon ossature toute entière respire ta présence.

Il me faut juste… fermer les yeux… voir tes bras contre moi… retrouver ma vue… te dessiner assis là.

Ainsi ce manque est comblé et la peine cesse.

T’ai-je dit qu’absence n’étais qu’inspiration quand présence est expiration?

Former un «nous» qu’importe son intime est une oxygénation pour l’âme, pour que cela soit alchimique il suffit d’inspirer puis expirer afin d’avoir une transaction organique limpide et existentielle. Ce «nous» est un essor à notre première personne du singulier.

S’il suffit de vivre pour aimer ne suffit-il pas d’aimer pour vivre? La simplicité n’as de limite que l’être difficile.

Pour ma pars, l’authenticité de ton esprit qui se retranscrit en tes gestes, fait vivre un menuet à mes émois et lorsque tu épelles ta jouissance native de la vie, toute puissance externe ne peut prendre forme à mes pieds, quoi qu’il advienne tu continues sans force à l’orthographier ce qui fait de toi une admiration.

Que j’aimerai pouvoir sentir tes paumes aux dunes de mes joues quand faiblesse m’extirpe de terre, afin de retrouver l’engrais qui m’as fait germer.

Ce n’est simple de se dire lorsque l’expression n’as était apprentissage, il y a timidité, pudeur et crainte à la rhétorique qui suivra mais qu’importe la parole n’est un parricide lorsqu’elle est dans toute sa positivité, Dieu merci.

En espérant que cette présente parvienne jusqu’à toi il me faut oublier cette trajectoire que je ne pourrais m’offrir pour le moment. Ceci n’est mon heure en espérant qu’elle ne le sera encore, malgré tout.

Tout advient à qui sait attendre, alors je te demande sans être égoïste de vouloir prendre patience…de laisser ma route se former… conter tout cela… et tenir promesse.

Tu as le savoir de mon amour et tu as l’aisance de le récolter, attend moi sans oublier que demain pour moi c’est aujourd’hui pour toi.

Jazzy Jazz ©

Publicités

3 réflexions sur “Lettre à « Lui »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s