extrait correspondence interne

Si les rayons ne m’avaient  traversée,

Je n’aurais pu avoir mon oxygénation ;

Sans elle que serais-je.

Serais-je ?

Mon écorce juvénile,

Lisse pèche au baisé d’une bouche en souche majeur,

Ne serait que friche chêne automnale,

Ne serais que plante à gousse flétrie,

Desséchée, amorphe, avide de nutrition organique

Sans qui je ne pourrais être,

Sans qui je ne pourrais mûrir,

Sans qui je ne pourrais ;

Asphyxiant ma nativité à l’horloge de mon premier souffle,

À l’horloge de ma première œillade,

À l’horloge de mon moi premier ;

Quelle espérance aurais-je pu avoir ?

Quelle espérance…

Si les rayons ne m’avaient percée,

Je n’aurais pu avoir mon ombre ;

Sans elle qui serais-je.

Serais-je ?

Les pas se troubleraient à la moindre brise,

Perdant chemin,

Perdant espoir,

Perdant logique,

Perdant ouïe,

Perdant vie.

Les étroites pénombres aux dalles piégeuses,

Prendrais force aux âmes déchaussées de leurs montures,

Salivant la chair mise à nue

Effrayée par la douleur de la morsure des galets souillés

Par les empreintes passées et repassées,

Passées et encore repassées.

Sanglantes d’émois tortueux…

Si les rayons ne m’avaient embrassée,

Je n’aurais pu avoir l’esprit ;

Sans lui qui serais-je.

Serais-je ?

La vie me serait morne et lasse,

Continuelle sans ponts à franchir,

Sans routes à traversées,

Sans escalier à monter,

Sans montagnes à gravir,

Sans but, sans ultime,

Sans l’instinct humain et animal

Qu’est l’Homme affranchis de la réflexion.

Quelle pauvreté aurais-je atteins à ce rythme,

Quelle naïve flasque aurais-je étais,

Sans le savoir de l’apprentissage.

Sans la décence…

Sans ces rayons vivifiants,

Je n’aurais à cet instant le royaume de la plume

En mes phalanges marquées

De par l’assèchement amniotique

Lors de mon éclosion,

Je ne pourrais philosopher et conter

Ce que la petite voix me tragédie

Ou me fantasque

Au fin fond mystérieux de mon cérébral

Et qui résonne jusqu’à mon centre

Tant que je ne déverse pas

Son encre parolière sur papier lecteur.

Cela bourgeonne la femme que je suis,

En me faisant planer via les rails de mots et de maux

Que je mets en décoction artisanales

Sur le palais de mes délices.

Que serais-je si je ne pensais à être ?

Jazzy Jazz copyright

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