Oh ma douce

Oh ma douce
Sais tu a quel point
Pour moi
Tu es …
Ta robe velours illuminée par ces strass
Roucoule tous ceux qui posent leurs regards sur toi,
Ton parfum subtil de saison
Fait chalouper le corps de bien des gens,
Ta grâce électrisante
Fait gesticuler les esprits qui poétisent,
La douceur de tes bises
Fait voyager les cœurs errants.

Oh ma douce
Sans toi mes jours seraient interminables,
Mes rêves n’auraient plus aucuns sens,
Mes insomnies ne seraient pas si belles,
Mon cœur n’entendrai plus ta mélodie harmonieuse,
Je ne serais que la moitié de moi même
Sans raison d’écrire ces vers.

Oh ma douce,
Ma tendre nuit,
Tu es mon appétit quotidien
Qui remplit mon âme
De ton oeuvre amoureuse,
Tu es mon vin de minuit,
Tu es ma muse première,
La bénédiction de ma plume,
L’enchanteresse qui me hante
Et m’amour de tes lunes.

Oh ma douce
Sais tu a quel point
Pour moi
Tu es …

jazzyjazz©

Quel est ce « crime »

Quel est-ce « crime »
Que d’enivrer par ces lippes
Un puits asséché…

Je resterai plus qu’une vie
Dans le fourreau de ses membres
Où mon duvet s’allège
Des spectres du trottoir désobéit.

Quand ses lunes éclairent les codes
Du temps mit sous clefs
Je suspends mon esprit
A ses respirations toutes désorganisées.

La veine innocente le loup
Qui traverse le Sahara
Gagnant petit à petit
L’âme perçante de mon oasis.

Sans prudence équivoque
Je dors les yeux fermés
Avec son essence qui roucoule
Mes songes désarmés.

Jazzy Jazz copyright

Libération … interdit aux mineurs!

Oh shiiiit, non pas maintenant!!!
Onze heures quarante-cinq, l’heure de la pause déjeuner, l’heure de pointe des travailleurs et des passants au centre commercial, affamés, l’heure où il est totalement inimaginable de se retrouver seule ne serait ce que cinq petites minutes, d’avoir le temps de s’éclipser ni vue ni connue dans un coin inaccessible, sauf par moi-même, de fuir la réalité pour mieux revenir, de se libérer d’une tension inépuisable, onze heures quarante-cinq putain, j’ai faim et la salle se remplit, accueillir la foule, prendre les commandes, servir, facturer, en évitant les oscillations suggestives.
Quelle horreur, je vibre depuis déjà quelques longues minutes et je parfume l’ambiance d’un rut endiablé. Je parcours les allées en piétinant rapidement et maladroitement le carrelage frigorifié, de table en table le sourire se crispe de plus en plus, se retrouvant dans l’incapacité d’être naturel, de plus, je sursaute mécaniquement par des petites décharges majeures et des tremblements m’envahissent. Parfois le client s’offusque puisque cela est gênant dans mes mouvements, parfois il se moque, me pensant surement stone ou déséquilibrée psychologiquement et rarement il compatit en me demandant si tout va bien et si je ne dois pas prendre une pause. Oui j’en aurais bien besoin mais, ma collègue est absente donc, seule je suis, pour gérer ce foutu merdier dans lequel je me suis mise toute seule. En temps « normal », tout se serait bien passé.
Mon front commence à goutter, le seul avantage entre midi c’est que ces messieurs en forte majorité, sont souvent surbookés, ils mangent en travaillant ou en quatrième vitesse, sinon ils ne viendraient pas chez nous, vue la qualité nutritionnelle de nos plats.
Je vais finir par devenir complètement crazy, l’éruption volcanique est proche, encore trois tables, respire, respire. Un bras se tend, je m’immole de frémissement jusqu’à lui puis contrôle comme je peux mon corps. Putain de bordel de merde, oups, appeler les pompiers, le fleuve va sortir de son lit, mon cœur va chanter la marseillaise, mes yeux vont se noyer, cet homme est plus «  »qu’orgasmique » ». Il tourne son regard vers moi et dialogue avec l’avidité auditive qu’il m’afflige, tout est devenu flou autour de moi, quel mâle ! Heureusement qu’il pointe un endroit sur la carte pour que je puisse deviner son désir. Un dessert chocolaté pour monsieur, je lui apporte en serrant bien les jambes, pliées, dépliées, tenir debout devient complexe. Le pauvre, il va penser qu’une envie urgente me perturbe. Pas très professionnel tout cela.
En retournant à la cuisine, soulagement, il est le dernier client et vient de me régler la note, je peux enfiiiin déposer mon tablier et prendre ma pause bien mérité pour le coup. Le chef ne me dit pas non vu mon « état », il m’accorde même quinze minutes supplémentaire au quinze premières. Quelle gentillesse, elles me seront utiles.
Je me dépêche, retraverse cette salle de torture, pose un dernier regard sur cet étalon qui lèche sa cuillère, hummm, et j’emprunte discrètement la porte du fond que personne ne franchit jamais puisqu’elle n’est pas censée être ouverte et qu’elle nous dirige vers une vielle pièce qui devait faire office de salle de repos ou salle de travail d’un vieux patron casanier, voir même pervers, puisqu’ici tout est bien isolé, allez savoir. Je sors un drap propre d’un sachet apporté il y a deux ou trois jours et m’allonge confortablement, mon cœur va exploser mes côtes, je ne suis jamais restée aussi longtemps dans une telle situation, je crains que cela ne soit trop rapide, la frustration serait grande. Je commence à relever ma jupe pour baisser mes collants quand j’entraperçois un gros rayon de luminosité.
Qui, que, quoi, comment?
Personne ne sait que cette porte s’ouvre !
Oh my God, Lui !!!!
– Monsieur, les toilettes sont de l’autre côté, ici c’est réservé aux personnels !
Il approche sans sourciller, sans piper mots, d’un pas assuré. Tout en salivant par excès, je réitère ma phrase mais, rien n’y fait, face à moi, il me fixe et attrape mes épaules.
– Je sais tout !
Démasquée?
– Pardon ?
Monsieur me jette en arrière sur le canapé, fait rapidement marche arrière, pousse le fauteuil contre la porte, revient vers moi tel un animal, crinière au vent, regard océan, barbe folle. Il arrache mes bas d’un seul coup, soulève ma jupe, déboutonne ma chemise et sort de mon intimité ce petit œuf vibrant que j’avais placé là avant de venir travailler. En effet, il a tout compris !
– Coquine !
Oulalalala, il fait terriblement chaud, impossible de résister, je n’y arrivais déjà plus mais là ! La tentation est trop forte, mon sexe est trempé, je craque volontairement. J’arrache sa ceinture, déboutonne son pantalon, lui abaisse sur ses chevilles, le jette à son tour sur le drap, me pose sur lui en sens inverse et lui met sur la bouche gourmande ma chatte brûlante d’excitation. Fini le bla bla, ici c’est privé, alors pas de levier de vitesse place au sexe!
J’empoigne de mes lèvres glosées sa queue tendue vers le ciel, même si il fait très sombre, je peux distinguer son ampleur, elle comble entièrement mes joues et ma langue peine à l’enlacer, je serre l’extrémité de son tronc, la pompe goulument en laissant ma salive l’enivrer et aspire son gland à chaque descente. Il utilise ma cadence buccale pour enfouir sa langue à travers mon jardin d’Eden entièrement tondu, il lape bruyamment le nectar qui en découle et de son pouce, fait pression sur le point qui sépare mes lippes et mon anus.
A force de déchaînement son doigt fini par le pénétrer et un gémissement s’extirpe tant bien que mal du fond de ma gorge encombrée ce qui lui provoque une pulsion extrême. Sans prévenir, monsieur se glisse en arrière, se désarçonne de ma bouche puis attrape violemment mes hanches pour enfouir son gland à la place de son doigt.
Le salop, il attaque directement le point fulgurant que toutes femmes n’osent s’avouer, si elles essayaient au moins!
Son bassin se déchaîne par variation sismique, ses mains tirent le haut de mon dos jusqu’à mes reins, sûrement pour mieux ressentir la prise d’otage de ma croupe mais, moi aussi, je veux dominer, je ne suis pas là pour me faire simplement fourrer. Je m’extirpe de son emprise, me repositionne sur lui en enfonçant mes ongles fraîchement manucurés dans sa musculature, les yeux dans les yeux, accroupie, je délecte mon vagin de sa verge, après quelques enjambées je me retourne, me penche en avant pour que celle-ci se courbe dans ma profondeur tout en continuant mes vas et viens verticaux. J’ai le droit à de magnifiques fessées qui motivent mes pulsations.
Monsieur reprend le contrôle, me fou sur le dos, mort mes tétons durcis, mon ventre puis mon sexe dégoulinant.
Avec son index, son majeur, son annulaire, il explore mon antre puis d’un tsunami manuel fait des allers retours vertigineux, j’ai l’impression que ses doigts vont ressortir par mon nombril, je tente d’y poser ma main, il l’arrache et pause la sienne qui est libre, pour appuyer dessus. C’est trop intense, je suffoque, je l’insulte, je le supplie, jusqu’à ce qu’une vague énorme inonde le canapé, ce qui a eu l’effet d’une bombe sur son érection. Sa queue a l’air d’avoir doublée de volume, gloups! Elle qui était déjà bien bâtie!
Il me soulève, me pose sur le bord du bureau, glisse mon entre jambe vers le vide et n’épargne aucun recoin de mon intérieur tout en s’agrippant à mes seins.
Quelle ivresse !
Il me pulvérise jusqu’à bondir hors de moi et cracher sa jouissance sur ma poitrine rougie en s’égosillant d’un rugissement de satisfaction indomptable.
Monsieur relève son pantalon, rabaisse ma jupe, essuie mon corps avec la partie encore sèche du drap, m’embrasse pour la première fois, comme pour me remercier et sans dire un mot encore une fois, fait marche arrière pour reprendre le cour de sa vie.
Je suis à la fois exténuée, choquée (positivement), heureuse, libérée, par cet instant inattendu et magistral. Moi qui pensais jouer en solitaire, je me suis faite prendre en quinze minutes chrono.
Waouhhh !
Un bien fou mémorable. Il me reste même du temps pour me ressaisir, me revêtir, me rafraîchir et retourner comme si de rien était au boulot pour faire le ménage avant le rush de ce soir. Avec une forme détonante.
Quelle journée!
Je ne l’avais jamais vu, ne le reverrai peut-être jamais mais, peut importe, je m’en souviendrais!
Aller, hop, c’est reparti mon kiki en scelle et délivrée.
– Ca va mieux?
– Oui, chef, oui, une petite chute de tension rien de grave, je suis refaite. Merci.
Jazzy Jazz 20/09/16 copyright

Mystère partie 2

Sur la troisième page blanche est signifié : Tous les noms des lieux, d’emplois et des personnages ont étaient modifiés.
Une histoire vrai ???
Chapitre 1:
Je la vois, de bon matin, comme chaque matin, gracieuse comme l’air, sortir de son immeuble pour partir conquérir le monde, son monde, elle qui ne ressemble à personne d’autre. Je l’observe depuis des mois, jamais je n’ai vu quelqu’un qui lui ressemble. Rien de tel que la simplicité pour être Belle. Tout est fin chez elle, ses traits, ses courbes, ses cheveux, son grain de peau, son langage, son esprit, une petite fleur des champs en talon aiguille. Elle perturbe mes jours depuis ce fameux matin où l’on c’est bousculé à la boulangerie d’à coté, même si elle ne m’a pas prêté attention, l’effluve de son parfum épousant le paysage de son sourire m’a fait fondre sur place. Depuis cet instant je n’ai d’yeux que pour Elle …
(Le début semble bien, cela reflète la love story qu’il m’a dit, j’espère qu’aucun drame psychopathe ne surviendra. Je poursuis les parallèles de mots tout en retenant mon souffle, quelques pages déjà qui commence à m’absorber.)
… Il fait chaud et c’est férié, mes amis veulent qu’ont aillent boire un verre en terrasse dans notre petit café préféré situé en plein centre-ville, là où les plus belles femmes passent très souvent, vu le nombre de boutiques branchées qu’il y a dans le coin, alors je me prépare pour, même si l’idée ne me plait pas beaucoup, eux ont du style, une « gueule », un charisme, moi j’ai 20 kilos en trop, timide, et très peu d’expérience à mon actif. Mais bon il faut sortir pour ne pas s’enfermer dans ses propres complexes. Arrivé sur place seul Théo et Marc-Antoine sont présents Claude et Mike eux n’ont pu se libérer. Tant mieux ils sont très taquins et fort dragueurs je suis encore plus mal à l’aise face à eux qui me charrient gentiment à chaque sortie « pêche » comme ils disent. On est là à parler de tout et de rien quand Elle arrive Ma jolie inconnue. Elle se pose deux tables devant nous, je me met à rougir et transpirer, Théo le remarque immédiatement.
– Que t’arrive-t’il? T’a vu un fantôme ou quoi?
– Non, non j’ai rien pas de soucis.
– Je vois bien que ce n’est pas le cas tu es tout rouge.
– Si je te le dis vous allez encore vous en mêler et ça va mal finir comme à chaque fois.
– Mais non j’te jure que non.
– Ça va, laisse tomber. Rien de mal.
Je fais mon maximum pour me ressaisir et descendre de quelques crans sur la colorimétrie de mon visage. Je détourne l’attention en évoquant un souvenir de notre groupe. Notre rencontre avec une vraie « plaie », cela c’était fini au commissariat, cette folle avait porté plainte contre nous car, ont lui refusé une nuit commune. La police était hilare. Cette déviation fonctionne on reparle de se souvenir fort en émotion humoristique et il me laisse tranquille.
Malheureusement Elle se lève et passe à nos côtés pour rejoindre le bar et là, catastrophe Marco alias Marc-Antoine flash sur elle, il la dévore du regard et lance tout joyeux,  » hum cela donne faim!  » C’est comme s’il m’avait donné un violent coup de poing à l’estomac, Elle est « mienne », je l’ai vue le premier, elle mérite mieux que d’être dégusté telle une friandise. J’ai la gorge serrée, je tente de lui dire qu’elle n’est pas son style, surement trop sage pour lui, je cherche discrètement des points négatifs mais, je n’avais même pas fini qu’il était déjà debout pour la « capturer ».
Nous montrant du doigt, il doit certainement lui dire qu’il est avec nous mais qu’il peut partir de suite pour aller discuter seul à seul, elle semble réceptive, elle rigole, puis ils reviennent tous deux à notre table. Les présentations sont faites à sens unique, Marco dévoile nos identités mais, pas celle de mademoiselle, puis s’excuse de devoir nous quitter si précipitamment suivis d’un clin d’œil machiste nous signifiant: ne vous inquiétez pas je vous ferez le topo plus tard. L’écœurement m’envahit je n’ose rien faire, rien dire la timidité et le manque de confiance en moi me bouffe, me paralyse. Je n’ai d’autre choix que de les laisser partir. Théo fini son verre, je laisse le mien tel quel et on s’en va chacun de notre côté. Je n’ai qu’une seule chose en tête à ce moment, j’espère qu’elle ne se fera pas avoir. Trainant des pieds, retour à la maison. Quelques heures après Marco nous envois un message avec un petit dessin illustrant son mécontentement et un mot : gamine! J’en suis heureux, mon cœur revit, elle n’est vraiment pas comme les autres …
(Je ne m’attendais pas à cela en voyant ce livre, sa noirceur cacherait-elle un suicide amoureux ? Je commence à m’investir plus que je ne l’aurais pensée dans cette histoire. Mais une pause s’impose, bientôt midi et mon ventre gargouille. Une petite salade rapide et garnie me fera du bien. Une bouteille d’eau citronnée et une petite douche quand même, un trio gagnant. Elyse ma écrit ce matin pour savoir si j’avais réussi à fermer les yeux cette nuit, il me faut lui répondre sinon elle va paniquer. Ensuite je retourne au chaud continuer ce roman mystère.)
… La fin de l’été arrive à grands pas un soulagement pour moi, je suis rentré hier, la chaleur m’a épuisé, j’ai encore pris quelques kilos lors de mon séjour à Venise, j’en ai marre. Il n’y a absolument rien qui va en ce moment. Même mon entreprise végète un peu pour la saison mais bon on positive quand même, demain sera un jour meilleur. Il me faut faire des courses le frigo est vide, je me motive et vais au supermarché. Vite fait bien fait. Le caddie se remplit, chips, soda, plats préparés, gâteaux, assiettes en plastique etc. Tout l’arsenal du célibataire fainéant quand un mot m’interpelle.
– Salllut. C’est Elle, c’est bien Elle. Je ne m’y attendais pas. La panique m’envahit plus vite que les sons sortant de ma bouche.
-Salut, dis-je timidement. Elle m’a reconnu, Elle se souvient de moi. Je rougis, transpire, bégaye.
– Tu vas bien?
-Heu, oui oui la forme et toi? Elle lance un regard ébouriffé sur ma « cargaison » puis sur la sienne avant acquiescer d’un parfaitement. Son visage c’est décomposé, son visage en dit long sur ses pensées, j’imagine déjà, Elle qui n’a que des aliments sains, son jugement visuel est glacial.
– Passe une bonne journée. Me lance-t-Elle.
Je lui souris bêtement et gêné puis fait demi-tour, comment j’ai pu ne serait-ce qu’une minute imaginer qu’une femme comme elle aurait pu s’intéresser à moi. Tout nous oppose, je l’ai dégoûté en un instant, Elle m’a découvert sans avoir à parler, Elle a fuit aussitôt. M’engouffrant dans un coin du magasin, je tente de me calmer, le stress de l’instant, la honte imprévue, la scène que je redoutais est arrivée! Le gros de service est démasqué et laissé à l’abandon dans sa mouise alimentaire. Je délaisse le tout et cours me cacher chez moi. Une fois alité sur mon king size la déprime me submerge, je suis fou d’une femme que je ne pourrais jamais avoir, elle est tout mon contraire et Elle n’acceptera jamais de s’amouracher d’un homme comme moi, enfin d’un être comme moi. Je rêve souvent de nous deux mais, même dans mes pensées je ne peux aller plus loin. Péteux que je suis.
Faut vraiment que je fasse quelque chose.
Trop c’est trop.
Je dois réagir pour de bon…
(Olala le pauvre j’ai mal au cœur pour cet homme, j’espère qu’il va réussir à lui parler et trouver confiance en lui.)
… Je suis trempé, deux heures de sport, quel bonheur. Après ces huit mois intenses je ne peux plus m’en passer, il était temps. Je suis enfin devenu « sain ». Ma libido en est toute retournée grâce à la confiance que ma transformation a engendrée. Je fantasme enfin comme un vrai «  »mâle » » et non comme le gros en mal d’amour. Ma vision des choses n’est plus la même. En ce qui concerne madame je la désire chaque jour que Dieu fait, je pense à ses cheveux qui s’agrippent dans le vent, à ses talons qui caressent le bitume, à sa moue face aux pigeons qui dansent sur la place publique, à ces mains qui flirtent avec sa pochette rouge fétiche, elle m’obsède et me fait transpirer. Ah si seulement elle savait ce que je me tue à faire pour qu’enfin je me sente digne d’elle! Ça fait sept mois que je l’évite, que je me focalise complètement sur ma personne, finie les sorties, les soirées etc. Même professionnellement j’ai pris de l’assurance et du galon. Grâce à cet amour caché je suis grandit. Sans elle je ne suis pas sûr d’avoir eu les tripes de faire tout cela. Je me sens enfin prêt à me lancer! Le loup va sortir de sa forêt. J’ai observé les couples, les gens qui draguent, les anciens, j’ai lu pleins de magazines féminins pour comprendre la femme, je n’ai pas assez d’expérience pour avoir un savoir faire correct et sincère car, avec elle ce n’est pas un jeu. L’avenir proche me dira si j’ai mes chances et si j’ai bien saisi les choses. La journée se termine il me faut mes huit heures de sommeil…
(Ah génial il s’est pris en charge pour sa santé c’est bien. Après pour plaire à une femme je suis moins partisane, je suis pour le tu m’aimes pour ce que je suis sinon tu ne me mérites pas. En même temps cette demoiselle ne sait pas qu’il est amoureux, s’il avait tenté de lui parler peut-être qu’elle aurait eu un coup de cœur. Il souffre du jugement des autres mais c’est un peu ce qu’il fait également en pensant qu’une jolie femme ne peut pas s’intéresser à quelqu’un de moins « beau ». Cette histoire je l’ai jugée aussi trop vite. C’est une petite leçon de morale pour tous. J’ai hâte de savoir la suite il est tard je vais me doucher me bouger un peu et j’y reviendrais.)
… Dix heures du matin, la douche ne me réveille en rien, une double dose de caféine fera plus d’effet, je l’espère, hier soir, j’ai légèrement abusé sur mon timing, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas couché si tard et un seul verre a réussi à me mettre KO, je ne suis véritablement plus le « même », seul mon esprit et mon cœur sont toujours à l’identique. Encore une leçon de la vie qui fait du bien, elles nous permettent de ne jamais stagner et d’être chaque fois, la meilleure version de soi même si notre esprit est assez ouvert pour accepter ses propres vérités.
J’ai rendez-vous à la marina dans une heure, un superbe projet doit naître j’espère gagner le contrat. Ce sera un bon point pour moi dans l’entreprise. Je suis sur une bonne pente je compte bien y rester. J’avale un bon p’tit déjeuner et c’est parti, sut la route je finalise mon scénario mentalement afin de ne rien oublier. J’arriverai même un peu en avance. Accoudé à la voiture finissant mes dernières antis-sèches j’entends des pas venir vers moi, des talons plus précisément et d’un seul coup mon cœur s’emballe, non! Ce n’est pas possible! Je reconnais ces cliquetis cette démarche, cette fluidité de mouvements, c’est Elle ??? Je n’ose même pas me retourner, je ne peux plus bouger, elle se rapproche ressaisi toi, tu vas tout foirer !!! Une bonne inspiration, une reprise de conscience et je me met en position, Elle m’interpelle d’un bonjour tropicale, je sens son sourire sans même la regarder puis face à moi elle me tend la main et se présente:
-Mackenzie Mulligan chef de projet de la société Bat’éco. Enchanté.
-Joshua Bard, enchanté également.
Voilà les présentations sont faites, enfin j’ai un nom à poser sur son identité, Mac, j’adore les prénoms masculinisés chez une femme elles sont bien souvent dotés d’un sens aiguisé et sont plus travailleuses avec en prime ce côté femme enfant que j’affectionne particulièrement. Elle le porte divinement bien. Je craque encore plus. On se dirige vers un petit cabanon dans lequel se trouve un bureau où quelques dossiers et quelques feuilles se chamailles l’espace restreint, trois chaises vétustes et un ventilateur comble l’espace. Mon esprit se fait un film en une fraction de seconde et souille le lieu propice aux rapprochements mais, je reste concentré, ce n’est ni l’endroit, ni l’heure pour ce genre de chose. La discussion s’engage durant deux bonnes heures et le verdict tombe, on signe le contrat! Je lui serre la main, la remercie et repart vers mon véhicule, comment ? Je ne sais pas mais mon corps tout entier semble flotter sur un nuage. Je suis heureux pour mon travail et de savoir que je vais la revoir plus tôt et plus souvent que prévus. Direction le bureau pour annoncer la bonne nouvelle puis une bonne séance de sport afin de relâcher la pression …
… Le travail fût long et périlleux mais l’aboutissement donne satisfaction le projet est enfin finalisé, et j’ai rendez-vous avec Mackenzie à vingt heures pour rejoindre tous le monde devant ce merveilleux bâtiment, j’apporte comme tout bon gentleman des fleurs et une bouteille de champagne. Sur mon trente et un j’espère avoir en fin de cérémonie un nouveau tête à tête avec elle afin de pouvoir lui faire part de mes ambitions personnelles et de pouvoir enfin commencer à la séduire vu que notre collaboration prendra fin en cet instant, il n’y aura plus le reflet professionnel entre nous. Une véritable libération, ce n’était pas chose aisée que de devoir la voir si souvent sans avoir le droit de prétendre à autre chose qu’à un rendez-vous pro.
Ce soir sera le jour J, ce que j’attendais depuis quelques temps maintenant. Je suis impatient et positif, le courant passe bien entre nous, elle rigole souvent à mes petites blagues et on à quelques goûts en commun.
Jazzy Jazz copyright

Mystère (partie 1)

C’est le weekend, enfin, je vais pouvoir me prélasser tranquillement devant la cheminée et lire pendant 72 h sans ne rien faire d’autre, seulement lire et savourer l’instant.
La semaine fut longue et périlleuse, être une femme de 28 ans, ancien mannequin et travailler aussi dur après une vie de rêve ce n’est pas facile tous les jours surtout avec ces affamés, mais, j’aime ce que je fais, alors je m’autorise se droit bien mérité de temps en temps. Le téléphone portable est éteint, l’ordinateur est fermé, la télévision est débranchée, l’annulation de mon body gym du weekend est faite, je suis complètement déconnecté pour me plonger dans un somptueux repos du corps et de l’esprit.
J’allume le feu, je prépare ma couette préférée, elle est toute blanche et cotonneuse, bouclée comme les pyjamas des bébés, un régal de s’y prélasser, de quoi grignoter et j’enfile mon seul et unique pyjama tue l’amour mais, si douillé pour mon épiderme fragilisé par le froid et la fatigue. Un petit cocooning ça ravigote toujours.

Quel bonheur de s’étendre de tout son long, sentir chaque muscles perdre leurs pesanteurs, devenir légère au sens propre du terme.

Il y a tout particulièrement un livre dont j’ai envie, « Passion sanguine », je l’ai acheté il y a trois mois suite à la diffusion au cinéma du roman, le film était génial alors le livre, j’ai hâte! Il s’agit d’un peuple de vampire qui se mélange aux humains et comme tout vrai roman un amour impossible va se créer entre un « crochu » et une « saine ». Il est sur le haut de la pile.

J’attaque.

Les pages se tournent et se touchent assez vite, elles sentent la sueur des frissons ressentis, les coins se moites à chaque effleurement de mon index qui est de plus en plus éprît par le scénario, mon palais sèche mais je n’ai pas le courage de détourner les yeux pour attraper mon soda, et enfin au bout de trois heures je le fini. Quelle extase, encore une fois une larme ruisselle sur ma joue comme en salle. Un vrai chef d’œuvre. Je ne regrette pas mon choix, c’est un livre à lire et à relire.

Lundi je posterai un petit commentaire à l’auteur afin de lui signifier toute ma satisfaction.

Maintenant je peux enfin boire et à la paille, comme toute bonne fainéante qui soit.
Une pause pipi, cigarette, et c’est reparti pour une escapade littéraire.

Cette fois-ci je vais piocher dans la pile des livres offerts par mes amis, ils savent mon amour pour les belles lignes alors à la moindre occasion ils vont rien que pour moi traverser une librairie. C’est vraiment mignon de leurs parts.
Tout d’abord je regarde la couverture du livre, comme j’ai tout mon temps je ne scrute pas le nombre de page, ensuite la photo de couverture, celle-ci doit toujours me donner envie de lire la 4 ème de couverture si elle ne me correspond pas je n’y ferais pas un tour, le livre passera à la trappe. C’est comme un dîner si le visuel vous dégoutte vous n’aurez le même plaisir à le déguster que s’il vous avez plu.

Il y a deux livres qui me toque, la biographie d’un célèbre bouddhiste et un roman basé sur des faits réels, après les amours interdits je vais plancher sur le bouddhisme histoire de changer de décor et d’orientation mentale. J’apprécie la spiritualité c’est une liberté que de pouvoir être soi.

Allongée sur le ventre, les jambes pliées, les pieds pointant le ciel et une sucette à la bouche je dévore cet esprit si puissant en oubliant pas d’engloutir chaque gramme de vitamine spirituelle.

Tout cela donne vraiment faim, mais rester allongée des heures ma inondée de flemmardise, j’ai pas envie de me bouger et transpirer en cuisine, c’est mon moment plaisir alors une énorme pizza bien grasse et savoureuse de chez Rigi fera l’affaire. Mon estomac gargouille d’avance. Pourvu que ce soit Julie qui me livre, c’est une fille sympa, qui de sa bouille si pure vous illumine en un instant.

Je commande.
Une pizza XXL au saumon sauvage, crème fraîche, fromage, poivron, champignon et un œuf mollet au centre.
30 minutes d’attente.

Débarbouillage, il me faut être « propre » un minimum pour ouvrir la porte lorsque mon repas arrive.

Sa frappe, la voilà, je m’empresse vers l’odeur alléchante qui m’attend sur le palier ouvre et d’une plaisanterie enfantine salut Julie comme à mon habitude mais à ma grande surprise ce n’est pas Julie … Oups … Un grand monsieur tout en sueur se trouve là tenant la boite en carton au creux de ces immenses mains.

– Bonjooour! pardonnez moi je pensais que c’était Julie. Et oui être en pyjama et faire la grimace ce n’est pas ce qui se fait de mieux pour un inconnu.

– Bonjour mademoiselle, il rit, ce n’est pas grave rassurez vous. Depuis ce midi je commence à comprendre que Julie avait beaucoup d’habitués.

1m80 environ, de long cheveux frisés, une carrure saillante, un bleu jean troué, des yeux panoramiques et une bouche pulpeuse me baragouine des mots auxquels je ne prête attention.

– Mais, mais où est Julie?

– Elle à prit quelques jours de congés je suis son demi-frère et la remplace un peu. Cela vous fera 20€, rajoute-t-il tout en me reluquant de la tête aux pieds.

-Ah oui, oui, bien sur, venez entrez, je vais chercher cela, ne faite pas attention au bazars.

Je fonce dans ma chambre chercher un billet.

– Voila tenez. Gardez le reste. Lui dis-je en étant encore rougissante de ma tenue. Il doit me prendre pour une gamine immature et dépourvue de sociabilité.

– Merci. C’est à vous tous ces livres? Vous travaillez dans ce domaine? Cela doit être épuisant de devoir lire autant?

– Non, non, enfin oui ils sont à moi mais j’aime ça lire.

-Ah d’accord, répond il en feuilletant deux trois pages.
Comme si il s’y intéressait vraiment, il me prend pour une geek avide de vie. Je le sent.
J’aime bien lire moi aussi cela me détend surtout après une longue journée en plus ça ouvre l’esprit et on se cultive par la même occasion.

– Oui, oui. Tenez votre argent prenez-le, insistais-je en lui montrant le chemin du retour. Il ne va quand même pas rester planté là à me raconter sa vie tout de même.

– Merci.

– Bonne journée à vous et bon courage. Politesse oblige.

– Merci à vous aussi, bonne lecture. Il rit à nouveau.
Pfff.

Je ferme la porte et me laisse glisser tout contre elle pour finir le cul par terre. Mais quel boulet celui-là. Je suis passée pour une imbécile là.
Je m’en fou. J’ai faimmm. Pas le temps de marronner.

Un délice, c’est trop bon. Çà me change du light quotidien. Un bon cheatmeal et ça repart.

Cet homme à perturbé mon environnement. Il faut que j’efface ce passage de ma tête et de ce qui m’entoure pour me réapproprier l’espace et l’énergie. Une petite séance de méditation sera mon allié.
Inspiration, expiration, visualisation du vide et du silence.

Ding, dong. Quoiiii!!! C’est qui çà encore? Zen reste zen . Ding dong. Et en plus ils sont impatient.

-Oui, oui j’arrive. Pff

-Re-bonjour, c’est encore moi, me dit-il tout sourire, lorsque j’entrouvre.

-Il y a un soucis, vous avez oubliez quelque chose?

-Non, je me suis permis de vous apporter çà. Comme vous êtes une vrai passionnée , je voulais vous faire découvrir cet auteur qui ma particulièrement touché, il est très peu connu alors lorsque je peux je le fait découvrir. Je ne voulais pas vous déranger, pardon!

(je sens qu’il va être contagieux ce type)

-Pas de problème j’allais m’y remettre, justement, c’est gentil à vous mais il ne fallait pas.

-C’est rien je vous assure, je ne vous dérangerais plus promis. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez le jour où vous le finirai, enfin, si le cœur vous en dit.

-Promis je n’hésiterai pas. Merci encore.

Rougissant, il repart.

C’est quoi ce livre? La couverture est noire matte, très épaisse, Marc Derne je ne connais pas, le titre « Sous le chapiteau » ne m’évoque rien, l’écriture est très fine, de couleur or, pas d’image, ni quoique ce soit laissant imaginer l’histoire, pas même un résumé à l’arrière. C’est bizarre. Je ne sais si j’ai envie de le lire ou pas, c’est surement fait exprès, enfin je l’espère, garder une part de mystère pour que nos émotions se décuplent au fur et à mesure, pour que l’ont ne s’écrivent pas l’histoire avant même de le lire et qu’on se laissent porter au fil des aventures. A estimer, peut-être plus tard. Je verrais.

Je me replonge sous la couette qui a eu le temps de refroidir, j’étire chaque membres chaque muscles chaque infimes parties de mon corps et j’inspire, j’expire, en total harmonie avec la plénitude qui émane de cet instant. J’active la chaîne hi-fi, démarre le lecteur cd et déguste les merveilles de la forêt. Un peu de méditation, je me laisse emporter.

Lorsque l’ambiance se fin ma première pensée est pour ce fameux livre mystère, il me perturbe, en bien, en mal, je ne sais pas mais il me perturbe, j’ai envie de savoir de quoi il s’agit, quel thème, quel style, quel tournure est utilisée mais en même temps je n’ai pas envie de le commencer si c’est pour m’apercevoir que c’est horrifiant, sombre, mal écrit, sans âme ou complètement nul en plein milieu et perdre du temps pour ça.

… Bon pense à autre chose, une pile gigantesque de feuilles gribouillées de passion t’attends …

La section humoristique fera l’affaire. Celui-là: une bimbo qui offre un chiot à son p’tit ami bad boy pour lui apprendre à être un futur papa. Une histoire folle dingue en vue. « J’achète ». A la moitié du livre, une frustration grignote ma concentration, je ne cesse de lorgner cette masse sombre qui trône sur la boite vide de la pizza, comme si elle me fixe, que son mysticisme m’appelle pour que je l’ouvre. Çà donne froid dans le dos. Un sentiment désagréable. Je la regarde, je détourne les yeux, mon visage s’y retourne encore, j’ai l’impression que je ne peux contrôler cette pulsion, c’est de plus en plus flippant. Je me lève et le glisse sous la nappe, non, sous le canapé, heu non, à la poubelle c’est sa place il m’inspire rien de bon, m’en débarrasser sera plus intelligent. Waouhhh un simple bouquin me fait autant peur qu’un psychopathe. Mon cœur bat la chamade, les frissons m’empoignent, je n’ai jamais autant stressé sous mon propre toit. Je suis folle.

Quelle journée! La nuit se dévoile et ce silence tant désiré m’hérisse l’esprit. Je vais envoyer deux trois messages histoire de me vider la tête et souffler un peu. Elyse fera l’affaire elle adore raconter ces péripéties.
J’éteins mon téléphone portable une journée et les gens sont déjà affolés, entre les messages, les appels, les réseau sociaux je suis demandée. J’y répondrais plus tard. Elyse est là c’est ce que je voulais. Je lui explique mon début de weekend puis passe à ce mauvais trip à cause d’un foutu bouquin, elle rigole et ce moque de moi, me dit folle et me conseil de prendre plus qu’un weekend pour me reposer, j’en ai bien besoin selon elle.
Sacrée Elyse. Je l’adore.

Un texto apparaît :

– Re salut ça va pas endormie sur tes pages? Bien mangé? Alors tu as aimé ou pas?

C’est qui? Je ne connais pas ce numéro et en plus comment ce fait-il qu’il connaisse ma journée?
Pour le coup j’abandonne Elyse sans le vouloir. Comment je réponds, est-ce que je réponds déjà, il est 22 h! J’ai vraiment mal choisi mon weekend de repos moi!
Faut que je sache sinon je vais paniquer toute la nuit pour rien.
– Bonjour, à qui ais-je l’honneur? Je ne reconnais pas votre numéro.
– C’est moi, Julien le livreur de pizza.

Nooooon il est pas sérieux lui, il cherche à m’harceler??

– Comment avez-vous eu mon numéro?
– Lorsque vous avez passez commande le numéro est inscrit pour vous contacter en cas d’imprévu. Cela vous dérange? Comme je vous ai donné ce livre je me suis permis de le prendre afin de vous demander votre avis.
– Ah je vois, je ne m’y attendais pas. Je suis confuse de la situation.
– Je m’en excuse, je ne savais pas comment faire autrement pour vous joindre.
Avez-vous feuilleté le roman?

Il commence sincèrement à me gonfler celui-là avec son livre. Qui me dit que ce n’est pas une excuse pour me suivre et me pourrir la vie. Il est trop bizarre.

– Non pas encore. En toute sincérité il ne m’inspire rien en le voyant ainsi.
– Ah bon? On peut s’appeler pour en discuter?
– J’allais me coucher là.
– Ok. Je m’excuse de t’avoir embêté.
Un petit indice c’est une love story.
Bonne nuit à toi. Bises
-Merci à toi aussi. Love story sa marche c’est gentil de me l’indiquer.

Je ne sais plus quoi penser. Ma tête est pleine. Je m’endors sans m’en rendre compte.

Toute la nuit j’ai eu des flashs sur ce bouquin. J’ai mal dormi.
Vite un café et un bon p’tit déj .
J’ai eu le temps de réfléchir, si je veux être enfin tranquille avec tout cela et me débarrasser de cet énergumène, il me faut le lire une bonne fois pour toute.
Prenant mon courage a deux mains je récupère le livre dans ma poubelle à recycler, me pose sur un nuage de coussins face aux baies vitrées qui m’offrent un paysage blanc fabuleux et découvre la première page.

– A celle qui me lira et vivra ce que je vie tu me trouvera.
Michel.D

À peine prétentieux Monsieur, un macho?

 

La suite croustillante au prochain numéro 🙂
Jazzy Jazz copyright

Monsieur (2)

Monsieur,
J’ai l’honneur de vous annoncer
qu’à partir de cet instant
la croupe de mon être vous sera offerte
gracieusement et sans rejet
lorsque vos envies me feront comprendre
que vous la désirerait,
elle vous en sera soumise.
Bien entendus
il vous faudra avant toutes choses prendre soin de celle-ci
afin qu’elle ne vous fasse faux bon.
Saviez-vous qu’au moment où
vous laissez votre salive s’extraire de votre délicieuse bouche
pour atteindre ma raie dorsale,
son effleurement sur mon épiderme
fait saliver le centre de contrôle ?
Il en est de même lorsque votre langue ou vos doigts
viennent la taquiner.
J’ai dans le savoir
que votre escorte en est follement éperdue
depuis que je vous ai laissez entrapercevoir
son architecture,
qu’elle a pris du galon au moment où le face à face fût enfin accepté
et moi-même ai apprécié la saveur de cette crémaillère.
J’ai bien compris qu’il en était tout autre
lorsque dans cet enlisement en sommeil,
les premiers endolorissements viennent éveiller en vous
une réaction si gustative.
Il y a tant de positivités dans le relâchement d’une négation,
qu’une fois découvertes
ont en devient moins solennelle.
Je suis exactement certaine
que nos résultats en seront plus que favorable
surtout en connaissance de cause de vos prouesses.
JazzyJazz copyright

Monsieur

Monsieur,
En ce nouveau jour, mon corps s’éveille,
la lumière externe caresse les murs de ma grotte,
les oiseaux chantent, le chat miaule réclamant son dû matinal,
la nuit fût comblée de repos, et mon corps engourdit est ravi de l’être
même si je n’aurais dû accepter de faire une grâce matinée ;
lorsque l’esprit est debout avant le soleil, le tronc en est plus téméraire.
Une résolution à prendre dès demain.
Cependant,
je suis embaumée par un vide,
un manque, une envie,
de me lever à coté de votre vous,
d’exhaler la chaleur de votre corps,
de sentir votre arme chargée
contre mon fessier,
d’entendre la caresse de vos mains
sur mon épiderme dénudé.
Mes jambes sous la couette ne trouvent les vôtres,
elles s’emmêlent dans un désert corporel,
s’ouvrant,
se refermant,
se mouvant
sans vous avoir.
Elles sont dans le désir d’être écartelées par votre visage
afin de laisser une gorge profonde s’écarquiller
sous l’extase de votre langue prometteuse de sensations fortes
lorsque votre revolver y prendra place.
J’ai envie de vous Monsieur, d’être feuille automnale,
lorsque sur vos hanches face à ce miroir,
l’exécution de ma personne se déchaîne d’ivresse.
Le seul fait de vous l’écrire me met dans un état d’humidité qui vous est personnel.
Mon ventre est comme meurtri de ne pouvoir accueillir votre intimité dans sa profondeur.
C’est un moment qui me prouve ô combien j’aime vous appartenir en tout temps.
J’en soupir.
Il va me falloir affronter cette quotidienne dans l’affliction de mes ardeurs,
en songeant à vous sans que mes lèvres salivent,
sans que mon corps flageole et
sans que ma chatte pleure.
Ceci ne sera chose aisée, mais une certitude est,
qu’à votre vue, tout mon être se laissera s’échapper.
Je vous espère dans un bon jour et vous envois ma force pour l’affronter.
Tendresse et baisé à X mon protégé.
JazzyJazz copyright